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Images et rhétorique

LEXIQUE du CINEMA

Pour l’essentiel, les définitions proposées proviennent du lexique en ligne de Thierry Coppis http://thierry.coppis.free.fr/index.html

Voir aussi : méthode du commentaire de film  (élèves) et tableau d'analyse séquentielle d'un film (enseignants)

 

                                                   

ACCELERE :   Effet spécial obtenu en projetant à vitesse normale des images prises à vitesse inférieure.


ACCROCHE
(une) Evènement frappant, étrange, énigmatique que le scénariste place au début de l'histoire pour capter l'intérêt du spectateur.


ACTION
(une)  Ce qui permet de faire avancer l'histoire. Elle peut apparaître sous deux formes :

-  l'action physique (plus importante dans les films d'action et les films d'aventure).
-  l'action émotionnelle (plus importante dans les films intimistes et les drames psychologiques.

ADAPTATION (une) Aménagement d'une oeuvre littéraire pour en faire un film. 


ANTICIPATION
(une) Procédé consistant à annoncer une action au spectateur en prévoyant sa réaction.

 

                          

ALTERNE (montage) :  Images montées de façon à montrer alternativement des actions qui se déroulent simultanément.  

ANGLE DE PRISE DE VUE :  Détermine le champ visuel enregistré par la caméra. Varie en fonction de la place de la caméra par rapport à l'objet filmé et de l'objectif (ouverture et distance focale) utilisé.
 

ANTI-HEROS (un) Personnage d'un film auquel, contrairement au héros, il est difficile au spectateur de s'identifier, ce qui favorise la distanciation.

 

ARRIERE-PLAN  (l') Espace qui s'étend derrière le sujet principal de l'image. 

 

A-SYNCHRONISME:  Décalage entre l'image et le son. Produit des effets de contrepoint (musique  image - voix off / image - bruits / image – etc.)


BUTTONS (les) Nom donné aux moments forts de suspens, d'émotion, de mystère qui concluent chacun des épisodes d'une série afin de garder le spectateur en haleine.

 

CACHE :   Feuille opaque de forme variable interposée entre l'objectif et la pellicule et réduisant ainsi le champ visuel.

 

CADRAGE :  Choix de l'angle de prise de vue, de l'échelle du plan, de l'organisation des objets et des personnages dans le champ, de l'évolution éventuelle de ces éléments au cours de la prise (mouvements d'appareil, mouvements des acteurs, etc.). 

                                                                    

                                                    


CAMERA SUBJECTIVE (ou plan subjectif) Portion d'espace cadré du point de vue du personnage qui est supposé regarder l'espace.

 

CAPPER (un) Effet de soulignement, de ponctuation sur une phrase, une expression ou une action. Souvent créé par un bruit, une note de musique, un geste ou un effet particulier.

 

CARACTERISATION (la) Ensemble des détails qui constituent l'apparence et le comportement d'un personnage, utilisés par le scénariste pour l'individualiser et le rendre crédible.

 

CASTING (le) Distribution des rôles d'un film à des acteurs.  

 

CHAMP : Portion d'espace couverte par la caméra et visible sur l'écran.

 

CLIMAX (le) En grec, le climax signifie "point culminant", c'est le moment fort du drame qui se joue à l'écran. 

 

COMEDIE (la) Genre cinématographique destiné à faire rire. Universelle, la comédie est en même temps un genre particulièrement complexe, chaque pays ayant développé ses propres tendances. On distingue :

- la comédie américaine : on sépare la comédie populiste, de la comédie sophistiquée et de la comédie loufoque. 
- La comédie populiste a pour toile de fond la crise économique des années 30, à laquelle elle propose des solutions fondées sur l'initiative individuelle. Le héros - naïf, honnête, modeste - est issu de la classe moyenne rurale et incarne les valeurs originelles de l'Amérique. (Monsieur Smith au Sénat, Franck Capra, 1939)
- La comédie sophistiquée qui repose sur l'insouciance et la dérision. Les personnages sont le plus souvent issus de l'aristocratie européenne. ("Haute pègre", Ernst Lubitsch, 1932). Souvent écrites autour d'une histoire sentimentale, les dialogues sont particulièrement soignés.
- La comédie loufoque (en anglais, screwball comedy) qui mélange le burlesque* et la comédie sophistiquée.
- La comédie à l'italienne : Elle trouve ses racines dans la commedia dell'arte et porte souvent un regard réaliste
et critique sur la situation sociopolitique de l'Italie des années 60 /70. La comédie à l'italienne est souvent amère : la mort est y est fréquemment présente. ("Miracle à Milan", Vittorio de Sica, 1951)
- Le comique français : Il se caractérise par l'importance des dialogues ("Le roman d'un tricheur", Sacha Guitry, 1936) et puise souvent ses histoires dans la tradition théâtrale de la comédie de boulevard.

 

COMPOSITION (la) Elle porte sur l’agencement des masses et des lignes essentielles à l’intérieur du cadre (composition homogène, équilibrée, symétrique ou le contraire, dans le cadre des scènes* d’action, de mouvement, de danger...).


CONTRE-CHAMP:  Portion d'espace diamétralement opposée au champ (ex: champ: plan d'un homme qui regarde face à la caméra; contre-champ: plan de ce qu'il regarde). 
 

            

CONTRE-PLONGEE : Prise de vue, cadrage à partir du sol.

 

CONTINUITE : description de chaque scène du scénario avec dialogues.
 

CUT :  Montage "cut" ou coupe franche. Passage "sec" d'un plan au suivant, sans effet optique. 
 

DECOUPAGE: Division du film en séquences ; voir aussi story-board et aussi plan

 

DIEGESE (la) Narration rigoureusement chronologique des événements d’une histoire. La diégèse représente "tout ce qui appartient à l'histoire racontée, au monde supposé ou proposé par la fiction du film." (E. Souriau). Elle constitue donc une forme élargie de l’histoire dans la mesure où elle correspond à la narration mais aussi à l’univers sous-jacent qui la compose (référence à d’autres films, à la tradition, à l’Histoire). On évoquera dans ce cas " l’univers diégétique ". A l'inverse, on qualifie d'extra-diégétique tout ce qui n’appartient pas à l’histoire mais qui peut appartenir au récit (par exemple la musique qui vient souligner l’émotion sans que sa production soit localisable dans l’histoire).

 

EFFETS SPECIAUX: Trucages divers permettant d'obtenir des effets insolites, fantastiques (homme invisible), spectaculaires (monstres, tempêtes), ou même réalistes, mais réalisés en studio (transparences).

ELLIPSE (une) Raccordement de deux séquences en omettant volontairement un fragment temporel dans le déroulement réel du film, sans en altérer la compréhension.

 

EXPOSITION (l') Partie initiale du scénario dans laquelle sont exposés au spectateur les différents éléments et les points de départ à partir desquels l'histoire va pouvoir fonctionner.

 

FILAGE (un) Mouvement de caméra* tellement rapide que l'image n'est pas nette.


FLASH: Plan très bref.  


FLASH-BACK
: Retour en arrière.

 

FLASH-FORWARD (un) Un plan ou une séquence insérés dans un récit cinématographique et rapportant des évènements chronologiques postérieurs à l’action en cours.

 

FONDU AU NOIR : L'image s'obscurcit progressivement jusqu'au noir, puis l'image suivante apparaît.

         

                                 

FONDU ENCHAINE: Une image se substitue progressivement à une autre par surimpression.

 

GENERIQUE (le) C’est la présentation sous forme de liste, de tous les techniciens et acteurs qui ont collaboré à la réalisation d’un film. Il se situe en général au début d’un film mais peut être complété par un générique de fin.
Parfois, une séquence (prégénérique) précède le générique. Les postgénériques sont plus rares, les spectateurs ayant tendance à partir dès le début du générique de fin.

 

HAPPY END (un) Fin heureuse d'un film. Tous les obstacles au bonheur sont annulés.

 

IDENTIFICATION (une) Pour le spectateur, c'est se substituer à un ou plusieurs personnages d'un film. C'est l'opposé de la distanciation.

 

IMPLANT (un) indice livré de façon implicite au spectateur, ne présentant de prime abord aucun intérêt particulier, et qui s'avérera déterminant dans le déroulement de l'action.

 

INSERT (un) Très gros plan d'un objet ou d'une partie du corps (le regard par exemple). Un insert n'est jamais gratuit, il a une forte signification, est chargé d'émotion.

LONG METRAGE : Film dont la durée dépasse une heure.


MELODRAME
(le) Genre cinématographique qui se caractérise par l'exacerbation des sentiments. A l'inverse du drame, il ne cherche pas la vraisemblance et utilise les situations pathétiques (amours contrariés, innocence persécutée, sacrifice, trahison, tabous sociaux) et les effets sensationnels (miracles providentiels, infortunes soudaines, catastrophes, coups du destin). Le mélodrame joue sur des oppositions fortes (opposition ville/campagne par exemple où la ville signifie la débauche, la perte d'identité) et exalte la nature (identification du héros aux saisons).

 

MIXAGE: Mélange et dosage des bandes "paroles", "musique", et "bruits".

 

MONTAGE (le) C’est l’opération qui consiste à organiser et à assembler les plans, tournés afin de donner un sens et un rythme au film. Cette tâche revêt donc un aspect technique et esthétique. Dans son aspect esthétique, on distingue :

Le montage chronologique : suit la chronologie de l'histoire ( par exemple dans les films d'action, les films policiers).

Le montage en parallèle : permet de montrer différents lieux en même temps lorsque l'intérêt porte sur deux personnages ou deux sujets différents (par exemple dans les westerns) .

Le montage alterné : suite de plans dont l'alternance exprime l'idée de simultanéité.

Le montage par adjonction d'images : avec le but de créer des associations d'idées permettant de traduire tel ou tel sentiment.

Le montage par leitmotiv : des séquences s'organisent autour d'un thème qui revient chaque fois, lancinant, et annonce des images qui vont suivre.

Dans son aspect technique (liaisons entre plans), on distingue :

Le montage "cut" (liaison la plus simple)

Le montage par fondus (fondu enchaîné, fondu au noir)

Enfin, une multitude d'astuces techniques pour passer d'un plan à un autre : volets, rideaux, iris.


AMERICAINE NUIT
 (la) Système de prises de vues destiné à tourner de jour des scènes nocturnes en utilisant des filtres et en jouant sur le contre- jour.
 

OFF : Tout ce qui est situé "hors champ" ("sonore": voix ou musique ou bruit "off"; spatial: tout ce qui est supposé déborder le cadre de l'écran).

 

OUTLINE (un) Résumé du scénario décrivant l'histoire complète.

PANORAMIQUE : Mouvement de la caméra pivotant horizontalement ou verticalement sur l'un de ses axes, le "pied" restant immobile.


PARALLELE (montage en) forme de montage alterné de deux plans dans le but de les confronter, de leur attribuer des valeurs comparatives.


PHOTOGRAMME : La pellicule impressionnée est constituée de photogrammes (instantanés qui défilent, au rythme de 24 images par seconde).


PLAN :  A la prise de vue: portion de film impressionnée entre un déclenchement du "moteur" et l'interruption consécutive. Après le montage: portion de film comprise entre deux collures.
Plusieurs plans composent une scène ou une séquence. Un plan séquence est une séquence réduite à un seul plan (sa durée dépasse souvent la minute). C’est le découpage qui définit les plans, la prise de vues qui les enregistre, le montage qui leur donne un sens définitif. Un plan est toujours caractérisé par le fait que la caméra tourne sans s’arrêter pendant sa durée et qu’il est défini par sa grosseur. Il existe donc plusieurs

valeurs de plans :

le plan général: Il montre la totalité du décor et situe l’action. Il est très fréquemment utilisé dans les premières minutes d'un film pour permettre au spectateur de s'installer dans l'histoire*.

le plan d’ensemble) : Il situe l’action et montre tous les protagonistes. Il doit durer suffisamment longtemps pour donner au spectateur assez de repères pour assimiler les informations.

le plan demi-ensemble: En intérieur, il rapproche la caméra des acteurs. On a souvent recours à cette valeur de plan pour montrer le champ et le contrechamp d'un même espace et diviser en deux le nombre d'informations livrées au spectateur.

le plan moyen : Il montre un ou plusieurs personnages en totalité, cadrés "en pied". Il a pour inconvénient de libérer un grand espace réservé au décor, espace qu'il va falloir habiller pour enrichir l'image. Cette valeur de plan permet d'appréhender le personnage sur son aspect physique et son allure. La durée du plan moyen est proportionnelle aux informations qui apparaissent dans l'espace décor ou qui sont livrées au spectateur par le jeu du personnage.

le plan américain : Il cadre les personnages à mi-cuisses (très souvent utilisé dans les westerns pour couper volontairement le cadre en dessous des colts, parties intégrantes de la personnalité du héros). Il offre l'avantage, par rapport au plan moyen, de montrer le jeu corporel du personnage sans devoir combler l'espace décor qui se trouve réduit. La durée de cette valeur de plan est liée au dialogue et à l'action.

le plan rapproché: Très souvent utilisé en vidéo et en télévision, il s'attache particulièrement à ce que dit et fait un personnage sans attirer exagérément l'attention sur un détail de son jeu (contrairement au gros plan). La durée de cette valeur de plan est liée au dialogue et à l'action.

le plan rapproché poitrine: Il a les mêmes fonctions que le plan rapproché taille, en accentuant un peu plus les traits du visage du personnage. C'est, par excellence, le plan du journaliste derrière son bureau. La durée souvent importante de cette valeur de plan est liée au dialogue.

le gros plan : Il montre de près des visages et sert donc à les mettre en valeur (ou parfois à leur nuire). Il s'attache à capter une expression, un sentiment particulier, un regard explicite. L'information est donc très lisible, la durée de cette valeur de plan sera donc souvent moins importante que pour les plans précédents.

le très gros plan : Il montre le plus souvent un détail des traits du personnage (le regard par exemple) ou d'un objet particulier. Il doit être de très courte durée et conçu comme un insert.

le plan large : Il traduit la même idée qu'un plan d'ensemble mais s'applique à un champ sans personnage. C'est un peu le plan fourre-tout, celui qui exprime une certaine idée d'espace propice à la multiplicité d'informations.

le plan serré : C'est l'équivalent du gros plan pour un objet. Il est le plus souvent utilisé pour isoler un détail du décor.

 

POINT D'ORGUE (un) Manière de rester sur un détail, un gag, une ponctuation, une chute, une réplique lourde de sens, pour terminer et boucler la séquence, ou pour annoncer quelque chose qui va suivre.

 

PROFONDEUR DE CHAMP : Permet d'obtenir une image aussi nette au premier plan qu'à l'arrière plan.

 

RACCORD (un) Il s’agit en matière de prises de vues cinématographiques ou de prises de son d’assurer la continuité d’un plan par rapport à un autre plan ou d’une scène par rapport à une autre scène.

 

RALENTI : Effet spécial obtenu en projetant à vitesse normale des images prises à vitesse supérieure.

 

SCENARIO ou SCRIPT (le) Support écrit du film, il comporte le découpage intégral en séquences* numérotées et minutées, et, à l’intérieur des séquences*, les répliques, toutes les indications concernant le lieu ou le moment de l’action, l’interprétation, les mouvements d’appareil. Le scénario n'inclut pas le découpage technique.

 

SCENE (une) Il s’agit d’une succession de plans qui, possédant une unité dramatique et temporelle, se déroulent dans un même lieu.

 

SEQUENCE (une) C’est un ensemble de scènes formant une action définie. Elle est parfois confondue avec la scène.
Mais alors que celle-ci se déroule dans un seul décor, la séquence, elle, peut se dérouler dans plusieurs décors. On distingue :

La séquence sans ellipse : les ruptures sont dues au changement de position de la caméra.

La séquence à ellipses : on alterne des actions simultanées ou des actions séparées dans le temps. L'articulation entre deux éléments (plans ou séquences) utilise des effets de ponctuation plus ou moins conventionnels : fondu enchaîné, fondu au noir, fermeture à l'iris, volets, rupture brutale dans l'échelle des plans, dans l'unité narrative.



STOCK-SHOT
(un) Extrait d'un film utilisé dans un autre. Parfois ce sont des extraits. Cette méthode économique est souvent utilisée dans les feuilletons américains.


STORY-BOARD (le) C’est l’ensemble des dessins qui représentent, avant tournage, le film dans sa totalité (plans, mouvements de caméra, indications sonores). Il permet de mieux "voir" le film.


SUBPLOTS (les) Intrigues secondaires mettant en jeu des personnages secondaires dont les actes sont en relation avec l'intrigue principale.

 

SURIMPRESSION (une) Superposition de deux ou plusieurs images. Le fondu enchaîné est un exemple bref de surimpression.

 

SUSPENS (le) Une des formes de décalage entre le savoir du spectateur et celui des personnages.

 

SYNOPSIS (le) Récit de moins de trente pages résumant une oeuvre préexistante (roman, nouvelle) ou donnant les grandes lignes d’un scénario original.

 

TAG (un) Trait caractéristique qui distingue un personnage (souvent secondaire), comme un tic, un détail vestimentaire, un accessoire particulier.

 

TRANSPARENCE : Effet produit en tournant une scène censée se dérouler en extérieurs devant un écran de verre poli sur lequel sont projetées des vues d'extérieurs.

 

TRANSTRAVELLING (un) Effet visuel pour créer le vertige (on associe un zoom et un travelling dans le même axe de telle sorte que les deux mouvements se compensent, le champ se modifie créant un certain malaise).

TRAVELLING : Mouvement de la caméra dé,placée sur un véhicule (chariot sur rail, automobile,chariot d'enfant) ou à la main. On distingue les travellings avant, arrière, latéraux.
 

VOLET :  Effet de balayage ou de "rideau" d'un plan par le suivant, généralement de gauche à droite.

 

ZOOM : Objectif à focale variable permettant d'obtenir des effets de travelling (dit "optique") sans bouger la caméra. 

 

   Pour l’essentiel, les définitions proposées proviennent du lexique en ligne de  Thierry Coppis    http://thierry.coppis.free.fr/index.html

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