AURIGNACIEN
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Images et rhétorique
                            L’AURIGNACIEN  
                                       (PALEOLITHIQUE SUPERIEUR)  

 

Quand ?    Environ  30 000 ans avant JC jusqu'à environ 23 000 ans avant JC 

Où ?           France sud-ouest 

 

 

Je retiens :  les débuts "officiels" de l’art, c'est-à-dire l’apparition de signes gravés, de dessins, de peintures pariétales (sur les parois rocheuses) d’objets dont la motivation première n’était pas  utilitaire.  Premières statuettes anthropomorphes (en forme d'êtres humains) qui laissent penser à une forme d'art religieux.   


 

 


Les peuplements humains préhistoriques

 

  
Développement     Les plus anciennes fabrications humaines retrouvées pouvant être qualifiées d’œuvre d’art datent du paléolithique supérieur (- 35 000 à – 10 000 avant JC).

   Cela  ne signifie pas que l’art n’ait pas été présent auparavant, sous d’autres formes. Mais seuls se conservent les matériaux les plus durs, comme la pierre ou l’ivoire. Des peintures sur écorce, des sculptures sur bois ou même des peaux tatouées, toutes formes habituelles de l’art primitif, ne peuvent pas franchir des dizaines de millénaires….

Le paléolithique supérieur a été divisé en quatre périodes, en fonction des outils utilisés: l’Aurignacien, le Gravettien, le Solutréen, le Magdalénien.

    A l’époque de l’Aurignacien, quelques représentions animales rudimentaires (têtes et pattes avant) sont gravées dans les abris sous roche, et l’on a retrouvé également des « graffitis » à connotation probablement sexuelle, ou plutôt liés à la notion de fécondité.

    Les premières statuettes anthropomorphes (de forme humaine) connues, en ronde-bosse sont découvertes.

    Assez récemment cependant, la découverte de la grotte Chauvet a élargi la vision que l'on pouvait avoir de cette période : les peintures de cette magnifique grotte ornée (datée de - 31000)  ne sont pas très éloignées par leur qualité de celle de la grotte de Lascaux, pourtant bien plus récente  (-17000).

   S'établit ainsi une continuité stylistique, sur des millénaires, qui est proprement vertigineuse !
De toute évidence, il n'est plus possible de parler, comme on le faisait autrefois, d'un développement linéaire de l'art, avec des débuts qui auraient été rustiques, maladroits, suivis d'une lente évolution des techniques et des concepts conduisant au fil des siècles l'humanité jusqu'à une maîtrise parfaite de la représentation figurative. Trente mille ans avant JC, il y avait déjà des artistes maîtrisant parfaitement la représentation figurative.

     Toutes les créations de la période aurignacienne, de même que celles des époques suivantes, sont très certainement à vocation religieuse, et peut-être d’inspiration chamanique (proche des cultes indiens d’Amérique du Nord), avec probablement également la croyance en une ou plusieurs « déesses mères », associées aux concepts de féminité, de sexualité, de fécondité.


Dans cette perspective, il faut considérer les grottes ornées comme des sanctuaires, utilisés sur de très longues périodes, et qui n'ont bien sûr jamais servies comme habitations.

     La grotte est le lieu d'un culte qui nous restera à jamais inconnu : peu d'hommes (ou de femme ?)  y rentrent, et lorsqu'ils le font c'est probablement que leur rang le leur permet ou même les y oblige.

     Les signes abstraits rudimentaires (sur des éclats d’ivoire) qui coexistent avec les représentions figuratives  peuvent soit être considérés comme une forme de langage autonome, dont le sens nous échapperait, soit comme des éléments liés aux représentions animales avec lesquelles ils sont fréquemment juxtaposés.

 

Musique d'accompagnement : A Storm Over Waratah (musique aborigène d'Australie mixée avec un orage)

Voir aussi : La musique préhistorique

 

 

Repères à connaître

Peinture     les lions chasseurs de la grotte Chauvet
Sculpture   statuette masculine en forme de lion de Hohlenstein-Stadel

 

Analyse des oeuvres-clés


 

Statuette masculine en forme de lion de Hohlenstein-Stadel

    Taillée dans une défense de mammouth, cette statuette mesure 29,6 cm de hauteur, 6 cm de diamètre,  et a été réalisée entre -32 000 et -30 000 avant JC. Elle est en ronde-bosse (sculptée de tous les côtés).

    Découverte dans un abri sous roche de Hohlenstein-Stadel (Allemagne du sud), elle est actuellement conservée au musée de Ulm.

   L'homme, comme toujours à cette époque, est représenté moitié humain, moitié animal (au contraire de la femme, qui subit un autre type de traitement). On parlera d'hybride fantasmagorique. On peut supposer qu'il s'agit de développer l'idée de force. Peut-être s'agit-il aussi d'un homme déguisé, comme dans les cultes shamaniques, l'homme (le sorcier ?) empruntant sa force à l'animal.

 

les lions chasseurs de la grotte Chauvet

les lions chasseurs de la grotte Chauvet (détail)
cette partie de la fresque mesure environ deux mètres

 


les lions chasseurs de la grotte Chauvet (détail)

 

          La grotte Chauvet, qui se trouve en Ardèche près de Pont-d'Arc a été découverte récemment (1994). Elle contient un ensemble de peintures que l'on date autour de - 31 000 avant JC (analyse au carbone 14 des restes d'arbustes résineux utilisés pour l'éclairage et retrouvés sur place).

    La scène représente un groupe de lions des cavernes (et non forcément de lionnes) : les mâles de cette espèce n'avait pas de crinières. Ils sont en train de chasser des bisons regroupés en troupeau.

    L'artiste a utilisé une peinture noire à base de charbon ; la paroi a été préparée par raclage.
On notera l'impression de force et de détermination du groupe des lions, et l'incontestable maîtrise technique de la représentation (traits accentués par endroit, rehaut par gravure autour des mufles. On ne peut qu'essayer de deviner la motivation de l'auteur, mais il est incontestable qu'il ne s'agissait pas du premier chasseur venu. C'était un dessinateur accompli, qui a du réaliser bien d'autres représentations animales avant celle-ci, et pas forcément uniquement sur des parois rocheuses.

 

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