RENAISSANCE
copyright 2010 - D.Leblanc
Accueil
CHRONOLOGIE
HDA - textes et outils
HDA 2012
FRISES
LEXIQUE des arts plastiques
LEXIQUE du cinéma
LEXIQUE histoire de l'art
Ecrire un commentaire d'image
Choisir son option facultative
Trousse Art
Les enfants précoces
Générateurs en ligne
Je veux être un artiste !
Images et rhétorique

                LA RENAISSANCE

 

 

Quand ?    16 ème siècle

Où ?           Italie (Florence), puis toute l'Europe.

         

 

 

Je retiens   La Renaissance est un important mouvement humaniste, philosophique, scientifique et artistique européen, né en Italie centrale, qui recoupe l'ensemble du XVI ème siècle et le début du XVII ème. 

 

    L'homme cesse de se considérer comme entièrement soumis à la divinité, il prend conscience de sa singularité et surtout de sa capacité à comprendre et à transformer le monde qui l'entoure.
Parallèlement, un vif intérêt pour la culture antique se développe : on y cherche une forme de sagesse qui aurait disparu, et qu'il s'agirait de réhabiliter.


 

     Cette audace nouvelle se traduit dans tous les domaines de l'esprit, et particulièrement dans les arts plastiques, qui voient apparaître de nouvelles techniques et concepts (le tableau sur châssis, la peinture à l'huile, la perspective, le paysage).

      C'est également l'époque des grandes découvertes (l'Amérique, 1492) et de l'imprimerie (1440). Cette dernière invention va considérablement accélérer le brassage des nouvelles idées.

 

La Renaissance est précédée au XV ème siècle par la Pré-Renaissance (Quattrocento). On inclut parfois aussi la fin du XIV ème siècle (Trecento) dans la Renaissance.

 

   musique : à venir


 

 

   

    

 développement   L’expression "Renaissance" désigne grosso modo la période comprise entre la fin du 14ème et le 16ème siècle et s’applique à tous les aspects de la culture humaniste : art, science, société.
      Il est habituel d’en situer le commencement dans la ville italienne de Florence, à partir de 1420. De là, les idées de la Renaissance essaiment dans toute l’Italie (15e siècle) puis en Europe (16e siècle).
     La conception ancienne du rôle de l’artiste, basée sur une pensée  métaphysique disparaît au profit d’une perception différente de la place de l’homme, dans sa singularité, par rapport à la nature qui l’entoure.
       On  quitte une période extrêmement religieuse, qui considérait toute chose sous l’angle exclusif de la métaphysique, pour entrer dans une ère « philosophique » qui considère que l’homme devient le maître d’œuvre de son destin, la « mesure de toute chose ». Il devient acteur, et créateur du monde, et non plus uniquement sujet plus ou moins autonome de la divinité (mais l’art de la Renaissance reste empreint d’une grande spiritualité, et ses thèmes principaux restent dans l’ensemble religieux).

     L’intérêt pour la perspective, de même que pour l’anatomie, est central dans la peinture et la sculpture. On peut parler de recherche  d’un naturalisme.

      L’architecture est considérée comme l’art majeur. Le
clair-obscur s’impose en peinture à partir de Léonard de Vinci .

      L’artiste n’est plus anonyme : il signe ses œuvres, ce qui n’était pas le cas au Moyen-Âge.


          On peut en ce sens parler de rupture assez brutale avec l’époque médiévale, d’autant que la Renaissance artistique s’inspire essentiellement de l’antiquité gréco-romaine, très idéalisée. En architecture, les artistes de la Renaissance reprennent le vocabulaire formel gréco-romain (ordres ioniens, corinthiens, doriques)
A noter que l’on classe souvent un certain nombre d’artistes « médiévaux » comme Giotto ou Donatello, dans une sorte de mouvement « Pré-Renaissance » qui ferait la liaison avec l’époque gothique.


 

Artistes majeurs


Peinture   Léonard de Vinci, Michel-Ange, Raphaël, Leon Battista Alberti, Piero della Francesca, Masaccio, Andrea Mantegna, Fra Filippo Lippi, Gozzoli, Fra Angelico, Andrea del Castagno, Botticelli, Paolo Uccello, Giovanni Bellini, Giorgiono, Titien, Albrecht Dürer, Jean Clouet, Pierre Brueghel l’Ancien, Jérôme Bosch, Han Holbein Le Jeune, Lucas Cranach l’Ancien, Albrecht Altdorfer, Mathias Grünewald, Le Greco

Sculpture  Michel-Ange, Michelozzo, Donato di Betto Bardi Donatello, Luca Della Robbia, Lorenzo Ghiberti, Andrea di Cione Verrocchio, Germain Pilon

Architecture : Donato Bramante, Michel-Ange, Filippo Brunelleschi, Michelozzo, Leon Battista Alberti, Sangallo

 

 

Repères proposés

 

  

Cliquez sur l'image pour une visite virtuelle !

        Michel-Ange - Voûte de la Chapelle Sixtine 1512
40 m x 14 m

Présentation :    commencées en 1508 et terminée en 1512, les fresques de la voûte de la Chapelle Sixtine (Vatican), une commande du pape Jules II, sont l'oeuvre maîtresse de Michel-Ange.
      La nouveauté de la composition, les effets de trompe-l'oeil et de perspective, annoncent le baroque

Pour en savoir plus

 


      

Auteur : Léonard de Vinci

Titre : portrait de Mona Lisa (Lisa Del Giocondo, née Lisa Maria Gherardini) dite La Joconde

Date : entre 1503 et 1506  (époque de la Renaissance)

Sujet : portrait d’une jeune femme devant un paysage montagneux

Technique  : peinture à l’huile sur bois de peuplier

Lieu de conservation : Paris, musée du Louvres

 

Présentation Il s’agit d’un portrait commandé à Léonard de Vinci (alors âgé de 51 ans)   par le riche marchand florentin Francesco Del Giocondo. Il représente sa jeune épouse de 24 ans, Mona Lisa, assise sur un fauteuil (sans doute sur un balcon). Conformément à la mode de l’époque, les sourcils sont épilés. Le paysage est divisé en deux parties : en bas, le monde terrestre, aux couleurs de terre, en haut un monde imaginaire, dans des tons bleus.

       Le mot « giocondo » signifie en italien « heureux », ou « serein » ;  Vinci a sans doute voulu faire le portrait d’une expression universelle (la maternité ? la féminité ? la sérénité ?), c’est à dire une œuvre symbolique. Del Giocondo ne reçut jamais son portrait, que Vinci conserva avec lui jusqu’à Amboise où l’avait reçu François 1er. Louis XIV l’exposa ensuite à Versailles, et la Joconde n’a depuis jamais quitté la France.

      Le succès du tableau vient en partie de sa réalisation à base d’ombres et de lumières réparties en dégradés subtils. On remarquera l’utilisation du flou (sfumato) dans les arrière-plans : Vinci est l’un des inventeurs de la perspective atmosphérique.


       Le sourire énigmatique de la Joconde est célèbre : cet effet provient en partie du fait que les coins de la bouche sont plongés dans l’ombre. D’autre part, Mona Lisa nous regarde, mais semble également regarder derrière nous, si ce n’est « en nous »…

 

Pour en savoir plus

 

 

 

 

 

 

 

           

Albrecht Altdorfer – la bataille d’Issus (1528)

Titre : la bataille d'Issus (ou "la bataille d'Alexandre")

Date : 1528
taille : 158,4 x 120,3 cm

Sujet : une bataille entre le macédonien Alexandre et le Perse Darius

Technique : huile sur bois

Lieu de conservation : Pinacothèque de Munich

Présentation : il s'agit de l'une des huit représentations de batailles commandées à Altdorfer par le duc Guillaume IV de Bavière. La scène est romantique, tragique. Dans le ciel, un cartouche porte en latin l'inscription suivante :
"Alexandre le Grand a vaincu le dernier Darius. Dans les rangs perses, 100 000 fantassins furent tués. Dans sa fuite, Darius ne put sauver plus de 1000 cavaliers. Sa mère, son épouse et ses enfants furent faits prisonniers".

Pour en savoir plus

 

 

Michel-Ange – David

 

Date : réalisé entre 1501 et 1504
taille : 430 cm sans le socle

Sujet : David, sa fronde à la main, avant qu'il n'affronte le géant Goliath

Technique : sculpture sur marbre de Carrare

Lieu de conservation : Florence

Présentation : David est représenté comme un athlète, dans une position du corps que l'on appelle contrapposto (appuyé sur une seule jambe). Cette statue monumentale a été considérée dès sa création comme le symbole des vertus (romaines) de la république de Florence.

Pour en savoir plus

 

 



Brunelleschi – coupole de la cathédrale de Florence 
Date : 1418

 

Présentation (voir source) "Le Dôme de la cathédrale de Florence s'admire de l'extérieur, de l'intérieur de la cathédrale, mais aussi de l'intérieur du dôme lui-même.

Lors de la construction de la cathédrale, les travaux démarrèrent, comme cela se fait régulièrement, avant même que tous les problèmes techniques soient résolus. C'est ainsi qu'on éleva les piliers et les murs, laissant un trou béant pour le dôme futur, une cavité perchée à 60m de hauteur et large d'une cinquantaine de mètres.

C'est là que devait se construire le dôme le plus grand jamais réalisé. Oui, mais qui serait capable de l'édifier ?
On lança donc un concours, en 1419. De nombreux postulants proposèrent leurs solutions, mais aucune ne convainquit vraiment. La difficulté était bien technique: comment élever si haut une coupole si large !
Même les machines faisaient défaut. Le prix ne fut jamais attribué.

Les florentins s'interrogeaient sur le devenir de ce trou béant à la démesure de leurs prétentions.

Filippo Brunelleschi travaillait déjà sur cette coupole gigantesque depuis plusieurs mois. Il déposa un projet.
Finalement, le projet fut attribué conjointement à Brunelleschi et à son rival Lorenzo Ghilberti.

Le projet monumental de Brunelleschi prévoyait une construction en briques, dont l'angle de pose éait très précis, liées entre elles par du mortier. Les risques de glissement étaient réels, comme les risques d'affaissement des murs.
Le projet fut réalisé, du moins jusqu'à mi hauteur et provisoirement interrompu, pour observer la tenue de l'ensemble. On monta ainsi la coupole peu à peu, sans avoir la certitude de parvenir à la terminer et en craignant toujours un affaissement des murs ou une désintégration du dôme.

Finalement, la coupole fut achevée, surmonté d'un pavillon de pierre afin de bien peser sur l'ensemble et lui donner la rigidité qu'il convenait. Cette coupole, la plus grande du monde, démontre bien la démesure de la puissance florentine et l'habileté extraordinaire de Filippo Brunelleschi.

Le projet de Brunelleschi prévoyait que l'intérieur de la coupole soit recouvert d'une mosaïque d'or, visant à refléter la lumière provenant des fenêtres situées juste en dessous. Mais sa mort modifia le devenir de sa coupole.

En effet, le Grand Duc Cosme 1er de Medicis demanda à Giorgio Vasari d'y peindre un Jugement dernier. Le travail dura de 1572 à 1579, c'est-à-dire après la mort de Vasari (1754). Le dernier cercle central, entièrement peint par les mains de Vasari, représente les "24 vieillards" de l'Apocalypse (24 anciens, conseillers de Dieu).
Egalement, scènes du Choeur des anges, du Christ, Marie et les saints, les Vertus, l'Esprit saint et la Béatitude. Dans la partie inférieure, l'Enfer et les 7 péchés capitaux. Toutes ces oeuvres s'admirent depuis le balcon du dôme, à la sortie de la visite du dôme.

Ainsi, une dualité s'établit dans la cathédrale, entre la présence du Christ et celle de Satan." 


 

Retour à l'accueil   

      N'hésitez pas à me signaler les erreurs, fautes de frappe et liens morts en m'envoyant ce simple formulaire erreur !   

Musées au logis
Evènements