SOLUTREEN
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Images et rhétorique
 

           SOLUTREEN (PALEOLITHIQUE SUPERIEUR)  

 

Quand ?     environ  -20 000 avant JC jusqu' en  -15 000 avant JC  

Où ?            France sud-ouest, Espagne, Portugal.  

 

 

Je retiens : cette période voit l'apogée des techniques de taille de la pierre, et probablement l'invention du propulseur. Dans le domaine artistique, nous avons toujours des représentations pariétales, souvent de dimensions importantes,  ayant pour thème les grands animaux. Ces peintures sont accompagnées de signes abstraits, dont la signification nous échappe. 


 

     Le nom provient du site préhistorique de la Roche de Solutré , en France. Le Solutréen fait partie de ce que l’on appelle le paléolithique supérieur, dont il est l'une des phases finales.

L'Europe subissant à cette époque une phase climatique de glaciation, l'homme de Cromagnon s'établit essentiellement autour de la Méditerranée. A la même époque, l'homme de Néanderthal s'éteint en tant qu'espèce autonome, sans que l'on sache très bien pourquoi.

 

  On constate un développement de la peinture monumentale, toujours sur des thématiques essentiellement animales ; l’homme préhistorique, chasseur nomade, représente la faune qu’il côtoie, et dont il est partiellement dépendant.

   On note un approfondissement de la technique des ombres, qui suggère le volume, et quelques effets de perspective.

     L’artiste solutréen travaille pour des motifs vraisemblablement religieux, et ne se pense probablement pas artiste. Ce qui n’exclue pas des savoirs faire, donc un apprentissage donné à des individus probablement plus créatifs que la moyenne. L'idée a souvent été émise, et popularisée par plusieurs films et documentaires,  que "l'artiste" préhistorique était en même temps le "grand sorcier" de la tribu, le "révélateur du monde des esprits", le "maître de la chasse", etc.


    Bien sûr, l'hypothèse est aussi vraisemblable que n'importe quelle autre. Et l'on peut toujours rêver en imaginant les élites des tribus solutréennes obligées de briller en arts plastiques pour avoir le droit de diriger leurs tribus !


Mais objectivement, sur les motivations profondes de notre "artiste" paléolithique - et même étant donné qu'il ne s'agit pas de "décorer" des cavernes -  nous ne pouvons faire que des extrapolations (en partie basées sur la comparaison avec les modes de vie de sociétés primitives contemporaines).
Nous avons les questions, mais certainement pas les réponses.

 

Musique d'accompagnement : A Storm Over Waratah (musique aborigène d'Australie mixée avec un orage)

Voir aussi : La musique préhistorique

 

 

Oeuvre-clé : la grotte Cosquer

 

 

                            Ensemble pariétal  de la grotte Cosquer : film 7 minutes




Une colonne semi-immergée dans la grotte Cosquer
avec une tête de cheval (vers - 19 000 avant JC).


 

Calanques de Morgiou et de Sugibon : plongez à 37 mètres pour trouver l'entrée de la grotte Cosquer !

   La grotte Cosquer (du côté de Marseille), découverte en  1991,  présente la rarissime particularité d'avoir son entrée à 37 mètres sous l'eau. Pour cette raison, et parce qu'il n'a jamais été question de l'ouvrir au public, elle présente un ensemble d'oeuvres solutréennes remarquablement conservé, dans l'état même où le dernier visiteur nous l'a laissé, quelque part autour de  - 18 000 ans avant JC. Actuellement encore elle n'est accessible que pour des archéologues plongeurs, et de plus spécialisés en eaux profondes ; autrement dit, elle n'a pas souvent été visitée !

     Bien entendu, à l'époque préhistorique, l'entrée était dégagée, la Méditerannée étant alors plus basse.


     C'est donc en partie par hasard qu'elle a été découverte par Henri Cosquer,  bien qu'elle fasse partie d'un ensemble de cavernes et d'abris sous roche actuellement sous l'eau, proches les uns des autres. Les autres cavernes, faciles d'accès, sont connues depuis les débuts de la plongée sous-marine, mais l'entrée de la grotte Cosquer est plus difficile à trouver... 

     L'hypothèse la plus crédible, c'est qu'il s'agissait d'un ensemble géographique troglodytique où vivait une tribu locale ayant pour sanctuaire cette grotte, que les hasards de la géologie ont laissé en partie hors de l'eau.
Le climat était alors sec et rude (steppes), on le sait par l'analyse des pollens trouvés dans la grotte. Par ailleurs, après avoir analysé les traces de charbons de bois laissées par les feux d'éclairage des visiteurs préhistoriques, on sait que la grotte n'a été fréquentée qu'à deux reprises : en - 27 000 et en - 18 000 avant JC.

 

Henri Cosquer dans la grotte qui porte son nom (1991)

 



 grotte Cosquer - cheval et gravures abstraites
vers - 19 000 ans avant JC



   Une fois encore, on ne peut qu'être stupéfait par la continuité "religieuse" que suppose cette immense laps de temps. A nuancer cependant : durant la première phase, il s'agit essentiellement de traits gravés et de représentations de mains négatives au nombre de doigts incomplet (pochoirs). Dans la seconde, plus récente, de représentations animales (177 au total, dont 11% marines), et de signes abstraits (environ 200).

 

                    

    On a noté aussi que les artistes solutréens ont volontairement abimé certaines des mains des époques antérieures. Pourquoi ? Destruction des traces de la religion précédente ?

 




Le célèbre et unique  "pingouin" de la grotte Cosquer

 

 site officiel de la grotte Cosquer

 

 

 

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